Le Liberia : un consortium de la société civile exige un moratoire sur les accords miniers
Le 27 octobre 2026, à Monrovia, une coalition d'organisations de la société civile a appelé le président Joseph Nyuma Boakai et le législateur à suspendre immédiatement l'attribution et la ratification de nouveaux accords miniers. Ce moratoire vise à attendre l'adoption d'une loi minière modernisée pour corriger les faiblesses du cadre juridique actuel.
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Le 27 octobre 2026, à Monrovia, une coalition d’organisations de la société civile a appelé le président Joseph Nyuma Boakai et le législateur à suspendre immédiatement l’attribution et la ratification de nouveaux accords miniers. Ce moratoire vise à attendre l’adoption d’une loi minière modernisée pour corriger les faiblesses du cadre juridique actuel.
Un consortium d’organisations de la société civile (CSO) a appelé à un moratoire sur l’attribution et la ratification de nouveaux accords miniers au Liberia. Le groupe exhorte le gouvernement à suspendre l’allocation et la ratification des nouveaux accords de développement minier (MDA) jusqu’à ce que les réformes juridiques nécessaires soient achevées. Cette demande a été formulée lors d’une conférence de presse tenue le 27 octobre 2026 à Monrovia, bien que le communiqué initial date du 26 octobre 2026. Les documents ne précisent pas si cette date correspond à la rédaction du texte ou à sa remise officielle.
Une loi minière modernisée attendue
L’appel vise spécifiquement à suspendre les nouveaux accords jusqu’à l’adoption d’une loi minière complète et modernisée. Selon The News Newspaper Liberia, aucun accord de développement minier ne devrait être attribué ou ratifié tant qu’une loi minière globale et modernisée n’est pas promulguée. THE LIBERIAN INVESTIGATOR rapporte que le consortium appelle le gouvernement du Liberia à instituer ce moratoire jusqu’à ce que cette loi soit adoptée. Cllr. Yah Parwon, s’exprimant lors de la conférence de presse, a déclaré : « Le Consortium appelle le gouvernement du Liberia… à instituer un moratoire sur l’attribution et la ratification de nouveaux accords de développement minier jusqu’à ce qu’une loi minière complète et modernisée soit promulguée. »
Huit organisations mobilisées
Le consortium est composé d’au moins huit organisations de la société civile, dont medica Liberia, CENTAL et SDI. THE LIBERIAN INVESTIGATOR liste explicitement les membres : le Center for Transparency and Accountability in Liberia (CENTAL), Integrity Watch Liberia, Sustainable Development Institute (SDI), medica Liberia, ActionAid Liberia, Integrated Development and Learning, Civil Society Independent Forest Monitors, et Sustain Earth and Equity Defenders. Cependant, seule cette source confirme le chiffre de huit ; les autres sources utilisent le terme générique « consortium » ou « coalition » sans détailler la composition. L’appellation exacte du groupe varie donc entre « CSO Consortium » et « coalition de huit organisations », le nombre précis d’acteurs n’étant confirmé que par une source.
Des failles systémiques pointées
Les organisations invoquent des faiblesses dans le cadre juridique actuel, notamment en matière de gouvernance, de corruption et de participation communautaire. Selon The News Newspaper Liberia, le secteur reste entravé par un contrôle réglementaire faible, la corruption, une valeur ajoutée domestique limitée, une dégradation environnementale et une participation communautaire inadéquate. THE LIBERIAN INVESTIGATOR cite un argument similaire : « Un contrôle réglementaire faible, la corruption, une valeur ajoutée limitée, une transparence insuffisante, une dégradation environnementale et une participation communautaire insuffisante continuent de miner la contribution du secteur à la création de richesse… » Ces risques perpétueraient les défis de gouvernance de longue date, la dégradation environnementale et les avantages économiques limités pour les communautés touchées par l’exploitation minière.
L’appel a été adressé au président Joseph Nyuma Boakai et au législateur national. THE LIBERIAN INVESTIGATOR indique que la coalition a demandé au président Joseph Nyuma Boakai et à l’Assemblée nationale de suspendre immédiatement l’attribution et la ratification des nouveaux accords. The News Newspaper Liberia mentionne également l’administration de Joseph Nyuma Boakai. La partie mise en cause n’a pas répondu à nos recherches avant publication. Aucun chiffre de référence ne permet de situer l’ampleur de ce qui est rapporté. Le calendrier d’application n’est pas établi. Les positions opposées n’ont pas pu être recueillies. Aucun texte juridique n’a pu être consulté à cette heure.
Ce qui est décidé
- Un consortium de la société civile a appelé à un moratoire sur les nouveaux accords miniers
- Le moratoire vise l’adoption d’une loi minière modernisée
- L’appel a été formulé le 26 octobre 2026, présenté le 27 octobre à Monrovia
- Le consortium comprend au moins huit organisations, dont medica Liberia et CENTAL
- Les organisations critiquent les faiblesses du cadre juridique actuel
- Le président Joseph Nyuma Boakai est visé par la demande
Ce qui n’est pas tranché
- Le nombre exact d’organisations (huit selon une source, indéterminé selon d’autres)
- La date précise de la formulation du communiqué (26 ou 27 octobre)