Le Nigeria lance un gazoduc de 100 millions de dollars dans le Sud-Est
Le gouvernement fédéral nigérian, via la Commission de développement du Sud-Est (SEDC), a signé un accord d'investissement pour un projet de gazoduc de distribution dans le Sud-Est. Le projet consiste en un gazoduc de 400 kilomètres reliant les ressources en gaz à des centres industriels et commerciaux dans les États d'Enugu, d'Anambra, d'Imo, d'Abia et d'Ebonyi.
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Le gouvernement fédéral nigérian, via la Commission de développement du Sud-Est (SEDC), a signé un accord d’investissement pour un projet de gazoduc de distribution dans le Sud-Est. Le projet consiste en un gazoduc de 400 kilomètres reliant les ressources en gaz à des centres industriels et commerciaux dans les États d’Enugu, d’Anambra, d’Imo, d’Abia et d’Ebonyi.
Le gouvernement fédéral nigérian, via la Commission de développement du Sud-Est (SEDC), a signé un accord d’investissement pour un projet de gazoduc de distribution dans le Sud-Est. L’accord a été signé mardi lors de la cérémonie « South East Gas Infrastructure Investment and Project Development Ceremony » tenue à l’hôtel Presidential à Enugu. Le président Bola Tinubu, représenté par le député Benjamin Kalu, a assisté à cette cérémonie qui marque le début officiel du chantier. Selon NALTF, le gouvernement a finalisé cet accord de 100 millions de dollars spécifiquement conçu pour la zone du Sud-Est.
100 millions de dollarsMontant total de l’accord signé par le gouvernement fédéral400 kilomètresLongueur du gazoduc prévu dans le Sud-Est3 millions de dollarsEngagement financier initial de la SEDCpremier trimestre 2027Date prévue pour le début des travaux
Le projet prévoit la construction d’un gazoduc de 400 kilomètres. Cette infrastructure doit relier les ressources en gaz aux centres industriels et commerciaux des États d’Enugu, d’Anambra, d’Imo, d’Abia et d’Ebonyi. Le tracé prendra naissance dans les centres de traitement d’Ohaji, dans l’État d’Imo. Il passera par Owerri, avec des connexions critiques vers Aba dans l’État d’Abia et Onitsha dans l’État d’Anambra. Des extensions sont prévues vers Enugu et Ebonyi. Le projet vise à connecter directement les réserves de gaz naturel aux consommateurs commerciaux et industriels, réduisant ainsi la dépendance au transport routier coûteux de gaz naturel comprimé (CNG) et de gaz naturel liquéfié (LNG).
La phase initiale du projet nécessite environ 100 millions de dollars de financement. La SEDC a déjà engagé 3 millions de dollars pour ce premier volet. Mark Okoye, directeur général et chef de la direction de la SEDC, a confirmé cet engagement initial. Le président Tinubu a salué cet apport de fonds de la commission. Les travaux de construction doivent débuter au premier trimestre 2027. Une première livraison de gaz est prévue pour le deuxième trimestre 2028, sous réserve de l’achèvement des exigences nécessaires.
Selon The Sun Nigeria, Callistus Mba a déclaré que le pipeline permettrait de rapprovisionner les utilisateurs industriels du Sud-Est en gaz local. Il a ajouté : « We intend to start construction in the first quarter of 2027 », projetant une livraison de gaz au deuxième trimestre 2028. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de réduction des coûts énergétiques pour les clusters manufacturiers. Cependant, un différend oppose NIPCO Gas Limited et Shell Nigeria Gas concernant les droits de distribution d’un autre projet de gazoduc de 100 millions de dollars dans le sud-ouest du Nigeria. Ce conflit, portant sur un pipeline de 80 kilomètres reliant Ogere à Ibadan, a bloqué les progrès dans cette région.
Les chiffres confirmés
- Le gouvernement fédéral nigérian a signé un accord de 100 millions de dollars pour un gazoduc dans le Sud-Est.
- Le gazoduc mesurera 400 kilomètres et reliera cinq États : Enugu, Anambra, Imo, Abia et Ebonyi.
- La SEDC a engagé 3 millions de dollars pour la phase initiale.
Ce que les chiffres ne disent pas
- Les délais de réalisation restent soumis à l’achèvement des exigences techniques et administratives.
- Le différend entre NIPCO et Shell dans le sud-ouest n’affecte pas directement ce projet du Sud-Est mais signale des tensions sectorielles.