Washington : le secrétaire d’État rejette la demande du DOJ sur les votes de non-citoyens
Le département de la Justice américaine a demandé à l'État de Washington de bloquer plus de 400 bulletins de vote, soupçonnant des non-citoyens. Steve Hobbs, secrétaire d'État, refuse cette instruction qu'il juge illégale et fondée sur un système défectueux.
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Le département de la Justice américaine a demandé à l’État de Washington de bloquer plus de 400 bulletins de vote, soupçonnant des non-citoyens. Steve Hobbs, secrétaire d’État, refuse cette instruction qu’il juge illégale et fondée sur un système défectueux.
Le département de la Justice (DOJ) a saisi l’État de Washington pour exiger la mise en quarantaine de bulletins de vote émis par plus de 400 personnes qu’il identifie comme des non-citoyens. Neil Floyd, procureur adjoint des États-Unis pour l’ouest de Washington, a transmis cette liste aux autorités locales avec une exigence de rapidité : vingt-quatre heures pour examiner les dossiers et séquestrer tout bulletin déjà déposé. Dans une lettre partagée avec NBC News, le DOJ affirme avoir « identifié plus de 400 non-citoyens inscrits pour voter et ayant voté lors de plusieurs élections ». Cette opération marque une escalade dans la surveillance des listes électorales par le gouvernement fédéral.
400personnes identifiées comme non-citoyennes par le DOJ
Steve Hobbs, secrétaire d’État de Washington, a immédiatement rejeté cette demande. Dans sa réponse officielle adressée au DOJ, il qualifie les affirmations du ministère de la Justice de « profondément erronées » (deeply flawed). Pour lui, agir sur cette liste reviendrait à commettre une faute grave. Il estime que cette intervention serait « à la fois irresponsable et illégale », car elle mettrait en danger le droit de vote de citoyens légitimes. Le système informatique utilisé par le DOJ pour identifier ces supposés non-citoyens est, selon les autorités de l’État, source de nombreuses erreurs.
L’erreur systémique constitue le cœur du désaccord entre les deux parties. Selon le communiqué du secrétaire d’État, le logiciel employé par le département de la Justice signale fréquemment de légitimes citoyens américains comme étant des non-citoyens. Cette fiabilité douteuse expose directement les électeurs à un risque d’exclusion injustifiée. Steve Hobbs souligne que la confiance dans le processus électoral repose sur l’exactitude des données, et que suivre les instructions du DOJ reviendrait à sacrifier ce principe fondamental au profit d’une enquête basée sur des faux positifs probables.
De son côté, le procureur adjoint Neil Floyd minimise l’ampleur de la liste actuelle. Il déclare que les quatre cents cas identifiés ne représentent que « la partie émergée de l’iceberg ». Cette phrase, rapportée par NBC News, indique que l’enquête est loin d’être close. Le DOJ annonce son intention de poursuivre ses investigations pour identifier davantage de personnes suspectées de commettre des crimes en votant illégalement. L’objectif affiché est de nettoyer durablement les registres électoraux, même si les méthodes utilisées restent contestées par les autorités locales.
La confrontation oppose donc une logique fédérale de contrôle strict à une défense locale de la protection des électeurs. D’un côté, le DOJ utilise un outil automatisé pour cibler des irrégularités potentielles, imposant un délai très court pour obtenir des résultats. De l’autre, Washington défend la souveraineté de ses procédures électorales et la préservation des droits civiques contre ce qu’il perçoit comme une ingérence fondée sur des données erronées. Aucun compromis n’est encore visible entre les deux parties.
Ce qui est décidé
- Le DOJ a demandé la mise en quarantaine de bulletins pour plus de 400 personnes
- Steve Hobbs a rejeté la demande en la qualifiant de profondément erronée
- Le système du DOJ signale souvent à tort des citoyens légitimes
- Neil Floyd considère que ces cas ne sont que la partie émergée de l’iceberg
Ce qui n’est pas tranché
- L’étendue réelle de la fraude électorale dans l’État
- Les suites juridiques exactes de ce refus