Fuite massive de données du DHS : l’hébergeur islandais refuse de les effacer
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Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a demandé à l’entreprise islandaise FlokiNET de retirer des informations concernant plus de 40 000 employés, mais celle-ci s’y oppose au motif qu’il s’agit de coordonnées professionnelles.
Plus de 40 000 employés du Département de la Sécurité intérieure (DHS) figurent dans une base de données publiée en ligne par le groupe de transparence Distributed Denial of Secrets (DDoSecrets). Cette fuite expose les noms, les adresses professionnelles et les numéros de téléphone de personnel actif au sein de l’agence fédérale américaine. Le site a mis ces informations à disposition après que le groupe activiste Department of Peace ait revendiqué l’accès aux systèmes via le service de connexion unique Okta.
40 000employés du DHS concernés par la fuite selon DDoSecrets21 000agents de la Customs and Border Protection (CBP) identifiés6 600agents de l’ICE figurant dans les données divulguées
Face à cette divulgation, le DHS a adressé une demande officielle à l’hébergeur islandais FlokiNET pour exiger le retrait ou la limitation de l’accès aux fichiers fuités. L’agence justifie cette requête par les risques potentiels encourus par ses agents dont les identités sont désormais accessibles publiquement. La demande a été rendue publique par FlokiNET lui-même, qui a publié le contenu de la réclamation sur son propre canal de communication.
FlokiNET a refusé d’exaucer la demande du DHS. Le directeur général de l’entreprise, Kolja Weber, a expliqué à Reuters que les données publiées ne contenaient ni adresses personnelles ni téléphones privés, mais uniquement des coordonnées liées à l’activité professionnelle des fonctionnaires. Selon Weber, l’absence d’informations strictement intimes empêche la suppression immédiate des fichiers hébergés sur les serveurs islandais.
Les chiffres détaillés par BBC News révèlent que la majorité des personnes concernées travaillent pour la Customs and Border Protection (CBP), avec plus de 21 000 agents identifiés. Près de 6 600 agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) figurent également dans la liste. Ces effectifs représentent une part significative du personnel opérationnel du DHS, ce qui amplifie les craintes sécuritaires exprimées par l’agence.
La société Okta, fournisseur du service de connexion utilisé pour accéder aux profils, a démenti toute compromission de ses infrastructures. Une porte-parole de l’entreprise a déclaré : « Okta est sécurisé, et nous n’avons aucune preuve que nos données ou systèmes aient été compromis ». Cette affirmation contraste avec les dires du Department of Peace, qui attribue l’intrusion à des actions spécifiques menées contre les agents de l’ICE.
Un porte-parole du DHS a confirmé que l’agence était consciente d’une violation potentielle des données. Il a précisé que l’administration « travaille activement pour résoudre la situation rapidement et efficacement ». Cette déclaration intervient alors que la polémique s’intensifie entre la demande de confidentialité émanant de Washington et la position de résistance adoptée par l’hébergeur nordique.
Ce qui est décidé
- Le site Distributed Denial of Secrets a publié des données concernant plus de 40 000 employés du DHS.
- Le DHS a demandé à l’hébergeur FlokiNET de retirer ou limiter l’accès aux données fuitées.
- FlokiNET a refusé de supprimer les données car elles contiennent des adresses et numéros professionnels.
- Le Department of Peace a revendiqué l’accès via le service Okta.
- Okta affirme n’avoir aucune preuve de compromission de ses systèmes.
- Les données incluent plus de 21 000 agents de la CBP et près de 6 600 agents de l’ICE.
- Le DHS est conscient de la violation et travaille à y remédier.
Ce qui n’est pas tranché
- Les positions opposées n’ont pas pu être recueillies.