Inde-Chili : les négociations commerciales « assez mûres » pour être conclues
Le ministre indien du Commerce et de l'Industrie, Piyush Goyal, a annoncé que les discussions avec le Chili étaient « assez mûres » pour aboutir. Il a également indiqué que les pourparlers avec le Canada progressaient bien, tandis que d'autres accords régionaux faisaient face à des obstacles géopolitiques ou techniques.
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Le ministre indien du Commerce et de l’Industrie, Piyush Goyal, a annoncé que les discussions avec le Chili étaient « assez mûres » pour aboutir. Il a également indiqué que les pourparlers avec le Canada progressaient bien, tandis que d’autres accords régionaux faisaient face à des obstacles géopolitiques ou techniques.
Les négociations de l’accord de libre-échange entre l’Inde et le Chili sont « assez mûres » pour être conclues. C’est en ces termes que Piyush Goyal, ministre indien du Commerce et de l’Industrie, a qualifié l’état d’avancement des pourparlers bilatéraux. Cette déclaration intervient dans un contexte où New Delhi multiplie ses efforts diplomatiques pour sécuriser de nouveaux débouchés commerciaux sur plusieurs continents. Selon newsonair.gov.in, le gouvernement indien négocie actuellement des accords de libre-échange avec plusieurs pays et groupes régionaux, plaçant le Chili au rang des priorités immédiates.
2009Année d’entrée en vigueur de l’accord préférentiel avec le MERCOSUR450Lignes tarifaires concernées par l’accord initial avec le MERCOSUR pour l’IndeaoûtMois de signature des termes de référence avec la SACU
Au-delà du Chili, la stratégie commerciale indienne montre une dynamique différenciée selon les partenaires. Le ministre a précisé que les négociations avec le Canada « font de très bons progrès ». Cette progression contraste avec la situation observée ailleurs, notamment au Moyen-Orient. Les discussions avec le Conseil de coopération du Golfe (GCC) et Israël sont ralenties, « pour des raisons évidentes », en raison de la crise en Asie de l’Ouest. Cette géopolitique pèse directement sur le calendrier des accords économiques, comme l’a souligné Piyush Goyal dans ses déclarations rapportées par PTI.
Signature des ToR avec la SACU
L’Inde poursuit également ses initiatives structurelles avec d’autres blocs économiques majeurs. En août dernier, New Delhi et l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) ont signé les termes de référence (ToR). Cet acte formel marque le début officiel des négociations visant un accord commercial préférentiel. Cette signature s’inscrit dans une logique de diversification des partenariats sud-sud, cherchant à réduire la dépendance envers les marchés traditionnels occidentaux.
Sur le continent sud-américain, l’Inde entretient un lien historique avec le MERCOSUR. L’accord commercial préférentiel India-MERCOSUR est entré en vigueur le 1er juin 2009. Depuis cette date, les deux parties envisagent désormais d’élargir la portée de ce pacte. Initialement limité à des concessions tarifaires sur 450 lignes tarifaires pour l’Inde et 452 pour les pays du MERCOSUR, l’accord doit maintenant intégrer de nouvelles catégories de produits pour refléter la complexité des échanges contemporains.
Enfin, la nature même des accords varie selon les régions ciblées. Concernant l’Union économique eurasienne (EAEU), Piyush Goyal a tenu à préciser le périmètre restrictif des discussions. Il a affirmé que l’accord de libre-échange avec l’Eurasie concerne uniquement les biens et n’inclut pas les services. Cette distinction technique limite l’ambition initiale de certains partenaires qui souhaitaient une couverture plus large des secteurs économiques.
Les chiffres confirmés
- Les négociations avec le Chili sont considérées comme « assez mûres » pour être conclues.
- Les discussions avec le Canada font de bons progrès.
- Les termes de référence avec la SACU ont été signés en août.
- L’accord avec le MERCOSUR vise à étendre sa portée actuelle.
Ce que les chiffres ne disent pas
- Le calendrier précis de conclusion de l’accord avec le Chili n’est pas établi.
- Les modalités exactes de l’expansion de l’accord avec le MERCOSUR restent à définir.