Le Pentagone autorise le DHS à tester une arme « rayon de chaleur » à la frontière
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a signé un memorandum en septembre autorisant le Département de la sécurité intérieure (DHS) à tester pendant sept mois l'Active Denial System, une arme non létale émettant des ondes millimétriques provoquant une sensation de brûlure. Le système n'a jamais été déployé aux États-Unis auparavant.
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Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a signé un memorandum en septembre autorisant le Département de la sécurité intérieure (DHS) à tester pendant sept mois l’Active Denial System, une arme non létale émettant des ondes millimétriques provoquant une sensation de brûlure. Le système n’a jamais été déployé aux États-Unis auparavant.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a signé un memorandum en septembre autorisant le Département de la sécurité intérieure (DHS) à tester pendant sept mois l’Active Denial System, une arme non létale émettant des ondes millimétriques provoquant une sensation de brûlure. Le système n’a jamais été déployé aux États-Unis auparavant.
95gigahertz de fréquence émise par le faisceau de l’ADS
Selon The Guardian, ce document officialise un prêt temporaire du système militaire au DHS pour une durée de sept mois, débutant en septembre. Cette autorisation intervient alors que l’administration Trump cherche à renforcer les dispositifs de contrôle à la frontière sud. Le Pentagone conserve la propriété de l’équipement mais transfère la responsabilité opérationnelle à l’agence civile chargée des douanes et de la protection des frontières.
L’Active Denial System projette un faisceau invisible de 95 gigahertz qui pénètre environ un soixante-quatorzième de pouce dans la peau. Ce rayonnement provoque une élévation rapide de la température cutanée, générant une sensation intense de brûlure sans endommager les tissus profonds. Les ondes millimétriques peuvent être dirigées vers des cibles situées jusqu’à mille mètres de distance, selon les spécifications techniques publiées par Scientific American.
Le memorandum précise explicitement que le système ne doit pas être opéré par le personnel du département de la Défense, désigné sous le terme de Department of War par l’administration actuelle. Newsweek rapporte que cette clause vise à protéger le Pentagone d’éventuelles conséquences juridiques ou médiatiques liées à l’utilisation de cette technologie controversée. Le DHS est seul responsable du développement des tactiques et procédures d’emploi.
Bien que le déploiement soit nouveau, l’idée avait déjà été évoquée par le passé. Des responsables de la Customs and Border Protection ont discuté de l’utilisation de l’ADS pour disperser les foules dans les zones de franchissement illégal fréquentes, mais aucune mise en œuvre effective n’avait eu lieu. Le Daily Beast souligne que le système a même été envoyé en Afghanistan en 2010, sans jamais être utilisé sur le terrain.
Les critiques soulignent les risques sanitaires associés à cette arme. Physicians for Human Rights a alerté en 2020 sur la vulnérabilité des zones corporelles peu protégées par la peau, comme le visage et les yeux, lors d’expositions prolongées. Des tests menés auprès de volontaires en 2005 et 2006 avaient déjà provoqué des cloques et des éruptions cutanées chez certains participants. L’ONU classe cet équipement sur sa liste du matériel interdit.
Ce qui est décidé
- Le Pentagone a autorisé le DHS à tester l’Active Denial System.
- Le prêt dure sept mois et débute en septembre.
- Le DHS est seul responsable de l’opération.
- L’arme provoque une sensation de brûlure sans dommage tissulaire permanent.
Ce qui n’est pas tranché
- Les effets à long terme sur la santé humaine restent débattus.
- Les modalités concrètes d’utilisation frontalière ne sont pas encore définies.