Pollution : une crise sanitaire mondiale avant l’hiver
La qualité de l'air se détériore rapidement dans plusieurs régions du monde, avec des pics à Delhi et aux États-Unis. L'exposition aux particules fines augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de décès prématurés, touchant des millions de personnes.
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La qualité de l’air se détériore rapidement dans plusieurs régions du monde, avec des pics à Delhi et aux États-Unis. L’exposition aux particules fines augmente les risques de maladies cardiovasculaires et de décès prématurés, touchant des millions de personnes.
L’estimation de 6 à 8 millions de décès prématurés par an due à la pollution de l’air provient d’un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies en mars 2026 ; les chiffres exacts peuvent varier selon les méthodologies épidémiologiques. Cette crise sanitaire mondiale est également reconnue comme une atteinte aux droits humains. En 2022, les Nations unies ont officiellement reconnu le droit à un environnement propre et sain comme un droit humain, mais cette reconnaissance n’implique pas automatiquement son application effective ou ses mécanismes de sanction dans tous les États membres.
6–8 millionsde décès prématurés par an dus à la pollution de l’air13 millionsde personnes exposées aux sites de production de plastiques aux États-Unis50 millionsde personnes dans 11 pays menacées par la pollution plastique75 %de réduction de la production de plastique demandée par Greenpeace d’ici 2040
Les États-Unis comptent le plus grand nombre de personnes vivant à proximité de sites liés à la production de plastiques, avec 13 millions de personnes concernées, notamment au Texas et en Louisiane. Ce chiffre s’applique uniquement aux 11 pays étudiés par le rapport Greenpeace et ne représente pas l’ensemble de la population américaine ni les autres types de pollution industrielle. Selon US EPA, la pollution de l’air aux États-Unis dépasse toujours les normes nationales de qualité de l’air dans de nombreuses régions pour au moins l’un des six polluants courants. Le document précise que des progrès dramatiques ont été réalisés depuis 1970, mais ne détaille pas ici les zones géographiques exactes non conformes.
Plus de 50 millions de personnes dans 11 pays sont exposées à la pollution atmosphérique toxique liée à la production de plastiques. Cette donnée provient d’une étude commandée par Greenpeace portant sur 11 pays spécifiques (Philippines, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Corée du Sud, Canada, États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas) et ne reflète pas nécessairement la situation globale hors de ces zones. Greenpeace International demande une réduction de 75 % de la production de plastique d’ici 2040 via le Traité mondial sur les plastiques. Il s’agit d’une demande politique formulée par une ONG, qui n’a pas force de loi et dont l’atteinte dépendra des négociations internationales en cours à Genève.
À Delhi-NCR et dans plusieurs villes indiennes, la qualité de l’air se détériore rapidement avant l’hiver, avec des pics de pollution dus aux émissions de véhicules, aux industries et à la combustion des résidus agricoles. Les documents identifient les causes principales (véhicules, industries, poussière de chantier, déchets brûlés, centrales thermiques, résidus agricoles) mais ne fournissent pas de données quantitatives précises sur les niveaux de PM2.5 ou d’autres polluants pour la période actuelle. Lakes Paradise note que « Winter has not yet fully set in, yet the air across several Indian cities is already becoming increasingly toxic. The rapidly deteriorating air quality in Delhi-NCR and several parts of northern India… »
L’exposition prolongée aux particules fines (PM2.5) augmente les risques de maladies cardiovasculaires, respiratoires, d’AVC et de décès prématuré. US EPA confirme que « An extensive body of scientific evidence shows that long- and short-term exposures to fine particle pollution, also known as fine particulate matter (PM 2.5 ), can cause premature death and harmful effects on the cardiovascular system, including increased hospital admissions and emergency department visits for heart attacks and strokes. » Lakes Paradise ajoute que « Prolonged exposure increases the risk of cardiovascular and respiratory diseases, strokes and premature death. »
Les chiffres confirmés
- La pollution de l’air cause environ 6 à 8 millions de décès prématurés par an
- Le droit à un environnement propre a été reconnu comme un droit humain par l’ONU en 2022
- 13 millions de personnes aux États-Unis vivent près de sites de production de plastiques
- Plus de 50 millions de personnes dans 11 pays sont exposées à la pollution plastique
Ce que les chiffres ne disent pas
- Les chiffres exacts de mortalité varient selon les méthodologies épidémiologiques
- La reconnaissance du droit à un environnement sain n’implique pas son application effective
- Le chiffre de 13 millions concerne uniquement les 11 pays étudiés par Greenpeace
- Il n’y a pas de données quantitatives précises sur les niveaux de PM2.5 à Delhi actuellement