Un père avoue le meurtre de sa fille à Badajoz avant d’accuser son fils
À Badajoz, un homme a avoué avoir tué María Antonia, une fonctionnaire de 29 ans, en septembre 2025. Il conteste désormais cette déclaration, affirmant que son fils l'a forcé à se rendre sous la menace d'un revolver.
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À Badajoz, un homme a avoué avoir tué María Antonia, une fonctionnaire de 29 ans, en septembre 2025. Il conteste désormais cette déclaration, affirmant que son fils l’a forcé à se rendre sous la menace d’un revolver.
María Antonia, une fonctionnaire espagnole de 29 ans, a été retrouvée poignardée dans un appartement incendié à Badajoz le 25 septembre 2025. Les pompiers ont découvert six foyers distincts allumés délibérément pour dissimuler les preuves. La victime avait subi des blessures par arme blanche au niveau du thorax et du cou avant qu’un matelas ne soit placé sur elle et enflammé. L’enquête a rapidement orienté ses soupçons vers un voisin avec qui la jeune femme entretenait une relation qu’elle souhaitait rompre.
29ans, âge de la victime María Antonia25 septembre 2025date de découverte du corps à Badajoz
Un homme a ensuite avoué avoir commis ce crime. Selon TodoAlicante, cet individu est le père de la victime. Il s’est présenté aux autorités et a reconnu les faits. Cette confession a conduit à son placement en détention provisoire. Cependant, la situation juridique évolue rapidement car le suspect remet en cause sa propre déclaration initiale.
Le père soutient maintenant qu’il n’était pas l’auteur matériel des actes. Il affirme que son fils l’a contraint à commettre ces aveux. « Son fils l’a forcé à monter dans une voiture deux jours après le crime, l’a menacé d’un revolver, l’a emmené au commissariat de police nationale et lui a dit, sous peine de mort, qu’il devait avouer avoir tué María Antonia », rapporte TodoAlicante. Le suspect précise que cette coercition s’exerçait sous la menace directe de son propre décès.
La défense du père a officiellement déposé une plainte pour menaces et coercition contre son fils. Elle demande l’annulation de la déclaration initiale, arguant que celle-ci a été obtenue sous la contrainte. Estrella Santiago, l’avocate de la défense, fait valoir que les preuves forensiques excluent la participation du père au meurtre et à l’incendie. Elle indique que son client n’a pris part ni à l’assassinat ni à la tentative de destruction des preuves par le feu.
Les demandes précédentes de mise en liberté pour raisons de santé du père avaient été rejetées par la justice. La dernière demande est actuellement en attente d’examen. L’affaire reste complexe car elle oppose la version du père, qui se présente comme victime de chantage, à la gravité des accusations initiales. Aucune source judiciaire ou institutionnelle n’a communiqué à cette heure sur la suite donnée à ces nouvelles allégations.
Ce qui est établi
- Un homme a avoué avoir tué María Antonia, une fonctionnaire de 29 ans, à Badajoz en septembre 2025.
- Le suspect affirme que son fils l’a forcé à se rendre à la police et à avouer le crime sous la menace d’un revolver.
- Les enquêteurs soupçonnaient initialement le voisin de la victime, avec qui elle avait une relation qu’elle souhaitait rompre.
- La victime a été retrouvée poignardée dans un appartement incendié à Badajoz le 25 septembre 2025.
- L’avocate de la défense, Estrella Santiago, soutient que les preuves forensiques excluent la participation du père au meurtre et à l’incendie.
Ce qui reste à vérifier
- La validité de la déclaration initiale du père face à ses nouvelles allégations de coercition.
- L’implication réelle du fils dans les faits ou dans la pression exercée sur son père.
- La décision finale de la justice concernant la demande d’annulation de la confession et la mise en liberté.