Erin Patterson perd son appel : prison à vie sans possibilité de libération
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La Cour d’appel de Victoria a rejeté les recours d’Erin Patterson, condamnée pour avoir empoisonné trois membres de sa famille avec des champignons mortels. La peine de prison à vie est confirmée, mais la période de sûreté, initialement fixée à trente-trois ans, est supprimée au profit d’une incarcération définitive.
Erin Patterson perd son appel contre ses condamnations pour triple meurtre et tentative de meurtre. La Cour d’appel de Victoria a rendu sa décision en rejetant les sept motifs invoqués par la défense, tout en acceptant l’appel du ministère public concernant la sévérité de la peine initiale. Erin Patterson, qui suivait les débats depuis sa prison par visioconférence, n’a montré aucune émotion lors de l’annonce du verdict.
Le juge Christopher Beale avait condamné Erin Patterson l’année précédente à trois peines de prison à vie avec une période de non-libération de trente-trois ans, ainsi que vingt-cinq ans pour la tentative de meurtre d’Ian Wilkinson. Les victimes étaient Don et Gail Patterson, parents du mari séparé d’Erin, et Heather Wilkinson, tante de ce dernier. Ian Wilkinson, mari de Heather, avait survécu à l’empoisonnement. Le juge avait qualifié ces actes d’« énorme trahison » envers ses beaux-parents et sa belle-famille.
Une peine durcie par la cour
La Cour d’appel a annulé cette période de sûreté de trente-trois ans. Elle a ordonné une nouvelle peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Selon The Guardian, le procureur général (DPP) avait soutenu que la sentence initiale ne reflétait pas correctement la gravité des infractions. La cour a estimé qu’il était clair que la peine précédente était trop clémente au regard de la nature des crimes commis.
Les avocats de Patterson avaient avancé que le système judiciaire avait connu un échec catastrophique. Ils invoquaient notamment le fait que le jury et les témoins de la police avaient séjourné dans le même hôtel pendant les délibérations. La cour a accordé l’autorisation d’appeler sur deux de ces sept motifs, mais a finalement rejeté l’ensemble de la demande. Les cinq autres griefs soulevés par la défense ont également été écartés.
Il reste incertain si l’équipe juridique d’Erin Patterson interjettera un nouvel appel devant la Haute Cour australienne. RNZ indique que cette éventualité n’est pas encore établie. Pour l’instant, la condamnation devient définitive et la détention s’effectuera sans aucune perspective de libération anticipée.
Ce qui est établi
- Erin Patterson a perdu son appel contre ses condamnations pour triple meurtre et tentative de meurtre.
- La Cour d’appel de Victoria a annulé la période de non-libération de 33 ans et ordonné une nouvelle peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.
- Erin Patterson avait été condamnée l’année précédente à trois peines de prison à vie avec une période de sûreté de 33 ans pour les meurtres de Don et Gail Patterson, Heather Wilkinson, et la tentative de meurtre d’Ian Wilkinson.
- Les victimes étaient des proches de Patterson : Don et Gail Patterson (parents de son mari séparé) et Heather Wilkinson (tante de son mari), tandis qu’Ian Wilkinson (mari de Heather) a survécu.
- L’appel de Patterson reposait sur sept motifs, dont deux ont été retenus par la cour mais l’appel a finalement été rejeté.
- Les avocats de Patterson ont invoqué un hébergement commun entre le jury et les témoins de la police comme motif d’injustice.
- Erin Patterson n’a pas assisté en personne aux audiences de l’appel et a suivi les débats depuis sa prison par visioconférence.
Ce qui reste à vérifier
- Il est incertain si l’équipe juridique de Patterson interjettera un nouvel appel devant la Haute Cour.