La Maison Blanche défend Trump après que des évêques catholiques ont dénoncé une manipulation politique
Douze évêques catholiques ont prié avec le président Donald Trump dans le Bureau Ovale. La White House a publié la vidéo moins de deux semaines avant les élections mi-mandat, provoquant la colère de l'archevêque Jeffrey Grob et de l'évêque William Joensen qui accusent l'administration d'avoir exploité leur rencontre à des fins partisanes.
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Douze évêques catholiques ont prié avec le président Donald Trump dans le Bureau Ovale. La White House a publié la vidéo moins de deux semaines avant les élections mi-mandat, provoquant la colère de l’archevêque Jeffrey Grob et de l’évêque William Joensen qui accusent l’administration d’avoir exploité leur rencontre à des fins partisanes.
Douze évêques catholiques se sont recueillis en prière avec le président Donald Trump dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche. L’événement, initialement conçu comme un échange privé, s’est transformé en polémique majeure après la diffusion rapide de photographies et d’une vidéo par l’entourage du chef de l’État. Cette publication intervient moins de deux semaines avant les élections mi-mandat du 3 novembre, un timing que plusieurs prélats jugent opportuniste.
3 novembredate des élections mi-mandat américaines
L’archevêque Jeffrey Grob de Milwaukee et l’évêque William Joensen de Des Moines ont publié des déclarations distinctes exprimant leur regret. Ils accusent l’administration Trump d’avoir utilisé ce rassemblement religieux à des fins politiques partiales. Selon l’archevêque Grob, le groupe n’était pas informé qu’une vidéo était enregistrée et n’a jamais consenti à sa publication. Les évêques avaient été assurés que aucune photographie ne serait rendue publique, indique The Guardian.
« There has never been a greater president for Catholic Americans than President Trump, and his strong record proves it. »
Taylor Rogers, porte-parole de la Maison Blanche
Des prélats indignés par la mise en scène
« Like those who exploited our meeting for partisan political purposes », écrit l’évêque William Joensen dans son communiqué. Cette phrase résume le sentiment de trahison ressenti par les participants. La réunion avait été organisée par la Fondation Heritage, un thinktank conservateur connu pour avoir élaboré le programme Project 2025 pour un second mandat Trump. Les sujets abordés comprenaient l’immigration, les visas pour travailleurs religieux et l’avortement, selon les comptes-rendus des prélats présents.
En réponse aux critiques, la porte-parole de la Maison Blanche, Taylor Rogers, a fermement défendu le record du président en matière de liberté religieuse. Dans une déclaration à Fox News Digital, elle affirme : « There has never been a greater president for Catholic Americans than President Trump, and his strong record proves it. » La White House rejette ainsi l’accusation de manipulation, considérant cette visite comme la reconnaissance d’un soutien historique aux priorités catholiques.
La tension entre l’Église catholique américaine et la campagne présidentielle s’intensifie. Alors que certains évêques cherchent à préserver le caractère sacré de leurs rencontres avec les dirigeants, la Maison Blanche utilise systématiquement ces moments pour renforcer son image auprès des électeurs religieux. Le clip posté par Margo Martin, assistante spéciale du président et conseillère en communication, montre Trump entouré des prélats en prière, une image soigneusement construite pour les réseaux sociaux.
Ce qui est décidé
- Douze évêques catholiques ont prié avec le président Donald Trump dans le Bureau Ovale.
- La Maison Blanche a diffusé des photographies et une vidéo de cette prière sur les réseaux sociaux moins de deux semaines avant les élections mi-mandat.
- L’archevêque Jeffrey Grob et l’évêque William Joensen ont accusé la Maison Blanche d’avoir manipulé l’événement à des fins politiques.
Ce qui n’est pas tranché
- Le degré de préparation ou de consentement des autres évêques présents à la publication de la vidéo.
- L’impact précis de cette polémique sur le vote catholique lors des prochaines élections mi-mandat.