Cornell : le sénat de la faculté vote une motion de défiance contre l’administration
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Le sénat de la faculté de l’université Cornell a voté, vendredi, une motion de défiance contre l’administration centrale. Ce vote intervient après les allégations d’agression sexuelle collective subie par une ancienne étudiante au sein du Chi Phi en octobre 2024.
La motion de défiance est adoptée par 75 voix pour, 50 contre et 5 abstentions. Le texte adopté par le sénat de la faculté exprime son « manque de confiance dans la capacité de l’administration centrale à traiter efficacement la crise continue des agressions sexuelles à l’université Cornell », selon le document officiel publié par le bureau du doyen de la faculté (Office of the Dean of Faculty). Cette résolution vise directement la gestion de la crise par les dirigeants de l’établissement.
75votes pour la motion de défiance50votes contre la motion de défiance
Cette décision fait suite aux accusations portées par une ancienne étudiante, connue sous le nom de Jane Doe. Elle affirme avoir été victime d’une agression sexuelle collective forcée à prendre des drogues au domicile de la fraternité Chi Phi entre le 19 et le 20 octobre 2024. Selon NBC News, le corps gouvernant a pris cette mesure après que ces allégations ont été rendues publiques. Les sept hommes mis en cause ont nié tout tort lorsqu’ils ont été contactés par CBS, partenaire américain de la BBC.
Le résultat du scrutin, obtenu par NBC News, montre un soutien massif mais non unanime à la critique de l’administration. La motion est largement symbolique car le sénat de la faculté ne dispose pas du pouvoir de révoquer les dirigeants de l’université. Le président Michael Kotlikoff conserve donc sa position, malgré la pression exercée par le personnel académique qui dénonce une gestion jugée insuffisante de la violence sexuelle sur le campus.
Malgré la motion, le conseil d’administration (Board of Trustees) maintient sa confiance en la présidence. Anne Meinig Smalling, présidente du conseil, déclare dans un communiqué : « Le Board of Trustees reste confiant que le président Kotlikoff et son administration sont les bons leaders pour s’attaquer de manière réfléchie et complète au grave problème des agressions sexuelles sur notre campus ». Cette divergence de position souligne la tension entre la volonté de changement exprimée par les professeurs et la stratégie de maintien en place choisie par les administrateurs.
Au-delà de la querelle interne à l’université, l’affaire dépasse le cadre académique. L’avocate générale de l’État de New York, Letitia James, mène sa propre enquête criminiale. Nommée par le gouverneur Kathy Hochul le mois dernier, elle doit déterminer si des charges pénales sont justifiées. Cette investigation extérieure ajoute une dimension judiciaire supplémentaire à la crise qui secoue l’institution depuis plusieurs mois.
Ce qui est établi
- Le sénat de la faculté de Cornell a voté une motion de défiance contre l’administration centrale.
- La motion a été adoptée par 75 voix pour, 50 contre et 5 abstentions.
- La motion concerne la gestion par l’administration d’une crise des agressions sexuelles sur le campus.
- Les sept hommes accusés dans l’affaire Jane Doe ont nié tout tort.
Ce qui reste à vérifier
- Les conséquences concrètes de cette motion sur la carrière du président Michael Kotlikoff.
- L’issue de l’enquête criminelle menée par l’avocate générale de l’État de New York.