Treize députés européens exigent des réponses sur les réformes d’UNRWA
Treize parlementaires de l'Union européenne, menés par la Suédoise Alice Teodorescu Måwe, ont saisi la Commission européenne. Ils contestent les déclarations de l'agence onusienne UNRWA concernant la mise en œuvre effective de ses réformes internes, pointant du doigt une enquête de l'ONG UN Watch.
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Treize parlementaires de l’Union européenne, menés par la Suédoise Alice Teodorescu Måwe, ont saisi la Commission européenne. Ils contestent les déclarations de l’agence onusienne UNRWA concernant la mise en œuvre effective de ses réformes internes, pointant du doigt une enquête de l’ONG UN Watch.
Treize députés européens ont soumis une question parlementaire officielle à la Commission européenne pour exiger des précisions sur la situation au sein de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Cette initiative vise à vérifier si l’agence respecte bien les standards de neutralité et de sécurité après les allégations de liens avec le Hamas et d’incitation à la haine.
L’initiative parlementaire est dirigée par la députée suédoise Alice Teodorescu Måwe. Elle a été co-signée par douze autres membres du Parlement européen. Ces élus adressent directement leur interrogation aux institutions bruxelloises, cherchant à obtenir des garanties concrètes sur la gouvernance de l’agence humanitaire.
Les parlementaires s’appuient explicitement sur une enquête récente publiée par l’ONG UN Watch. Ce document réfute les affirmations de l’UNRWA selon lesquelles l’agence aurait mis en œuvre des réformes substantielles pour répondre aux critiques concernant le terrorisme, l’antisémitisme et l’incitation au sein de son personnel et de ses programmes éducatifs.
La tension autour de l’UNRWA s’est accrue cet été. L’agence avait annoncé avoir mis en œuvre quarante et une des cinquante recommandations issues de la revue Colonna. Ces chiffres avaient été présentés comme une preuve de bonne volonté et de progrès significatif dans la lutte contre les infiltrations terroristes et les dérives idéologiques.
Cependant, l’enquête de UN Watch contredit cette vision optimiste. Selon l’ONG, de nombreuses réformes prétendues existaient largement sur le papier. En réalité, des problèmes sérieux persistaient, touchant à la neutralité du personnel, aux affiliations terroristes, à l’incitation éducative et à la responsabilité interne de l’organisation.
Dans ce contexte, l’UNRWA a annoncé en juin avoir licencié soixante-dix membres du personnel liés au Hamas en Gaza. Cette mesure disciplinaire a été présentée comme une action ferme contre les éléments inacceptables au sein de l’agence. Mais les députés européens demandent si ces actions isolées suffisent à garantir la sécurité des opérations.
Le climat politique envers l’UNRWA se durcit également au niveau national. En 2025, plusieurs pays européens ont refusé de renouveler le mandat de l’agence pour la première fois. Parmi eux figurent l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie, la République tchèque, la Bulgarie et la Lettonie. Ces décisions reflètent une perte de confiance croissante.
Selon UN Watch, la divergence entre les déclarations officielles de l’UNRWA et la réalité terrain reste importante. L’ONG insiste sur le fait que la réforme structurelle nécessaire n’a pas encore été pleinement atteinte, malgré les annonces gouvernementales et institutionnelles. Les treize députés attendent désormais une réponse formelle de la Commission.
Ce qui est décidé
- Treize députés européens ont soumis une question à la Commission européenne.
- L’initiative est menée par Alice Teodorescu Måwe.
- UN Watch réfute les affirmations de l’UNRWA sur les réformes.
- L’UNRWA claim avoir mis en œuvre 41 des 50 recommandations.
Ce qui n’est pas tranché
- La réponse précise de la Commission européenne n’est pas encore connue.
- L’étendue réelle des réformes effectives sur le terrain reste débattue.